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La moitié des salariés du secteur privé percevaient plus de 1789 euros net par mois en 2016, d’après la dernière étude de l’Insee sur les salaires. Et si les hommes gagnent plus que les femmes, l’écart s’est fortement réduit au cours des 15 dernières années.
Si votre salaire net est supérieur à 1789 euros mensuel, vous faites partie des 50% des salariés français les mieux payés.

Selon la dernière étude de l’Insee sur le sujet, le salaire médian dans le secteur privé a en effet augmenté en 2016 de 0,5% en euros constants, autrement dit en prenant en compte l’inflation, en 2016 (après une augmentation encore plus significative de 1,1% en 2015) pour atteindre donc 1789 euros.

En fait, ce sont les salariés français les mieux payés qui ont bénéficié des plus grosses augmentations. Entre 2008 et 2016, les 10% de Français les mieux payés ont bénéficié d’une hausse moyenne de leur salaire net de 5% (toujours en prenant compte l’inflation). Ils gagnent ainsi au minimum 3576 euros net par mois.

En revanche, les 10% de salariés les moins bien lotis (ceux qui gagnent moins de 1189 euros) ont vu leur salaire augmenter de 0,1% seulement en 2016 et de 2,3% depuis 2008.

Autre enseignement de l’étude de l’Insee, les femmes rattrapent doucement mais sûrement les hommes en terme de rémunération. Le salaire médian des hommes reste plus élevé (1899 euros par mois contre 1639 euros pour les femmes) mais il progresse moins vite. En 2016, les hommes ont vu, à temps de travail comparable, leur salaire progresser de 0,3% en moyenne contre 0,6% pour les femmes. L’écart était encore de 18,9% entre les hommes et les femmes en 2016 mais il était de 19,2% en 2015 et de 22,3% en 2002.

Les femmes ont moins d’ancienneté aux postes à responsabilité
Cette réduction des écarts salariaux tient en partie à la féminisation de l’encadrement. 35,2% des cadres étaient des femmes en 2016 contre 34,8 % en 2015. Mais pour toutes les catégories socioprofessionnelles, le salaire net moyen augmente plus fortement pour les femmes que pour les hommes.

En revanche, les femmes travaillent plus souvent à temps partiel que les hommes, ce qui explique pourquoi l’écart moyen de rémunération entre femmes et hommes est plus important si l’on considère les salaires perçus sans les rapporter au volume de travail.

En 2016, 41% de l’écart salarial entre femmes et hommes est dû au fait que la structure de la population salariée dans le privé par secteur d’activité, taille d’entreprise, âge, catégorie socioprofessionnelle et condition d’emploi, n’est pas la même pour les hommes et pour les femmes.

Une partie des écarts restants provient en effet de différences de caractéristiques non observées entre les femmes et les hommes (ancienneté, expérience, niveau de responsabilités et tâches effectuées, au sein d’entreprises aux profils potentiellement différents). Ce qui veut dire que les hommes gagnent plus du fait de leur antériorité sur le marché du travail et de leur ancienneté à des postes à responsabilité.

D’ailleurs, plus on monte dans l’échelle sociale, plus les écarts salariaux se creusent entre hommes et femmes. Il se limite à 8% pour les 10% des salariés les moins bien payés (1245 euros pour les hommes, 1145 euros pour les femmes) mais atteint 21,3% pour les 10% les mieux payés (3926 euros pour les hommes, 3091 euros pour les femmes).

Et c’est encore plus patent qui ceux se situent véritablement dans le haut du panier (1% le mieux payés) avec une différence de 33,7%: 9925 euros net pour les hommes, 6583 euros net pour les femmes.

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